LES AMBASSADES

VOS AVIS

VOS AVIS

Les 10 nouvelles orientations stratégiques définies par le Ministère et qui se répartissent en deux catégories, à savoir les principes fondamentaux et les composantes essentielles sont les suivantes :

1. la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale

2. la promotion de la paix, de la démocratie et la stabilité

3. le règlement des différends par des moyens pacifiques et la non ingérence dans les affaires intérieures

4. la sécurité collective

5. la diplomatie au service du développement économique et social avec une mobilisation plus significative des ressources financières.

6. Consolidation des acquis avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux privilégiés

7. Plus grande visibilité et une présence diplomatique internationale renforcée en Afrique, Europe, au Moyen Orient

8. Une valorisation accrue de notre position stratégique

9. Les initiatives nouvelles

10. Réforme du dispositif administratif,

 

A. Les principes fondamentaux :

- la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale

- la promotion de la paix, la démocratie et la stabilité

- le règlement des différends par des moyens pacifiques et la non ingérence dans les affaires intérieures

- la sécurité collective

- la diplomatie au service du développement économique et social avec une mobilisation plus significative des ressources financières.

 

Les principes fondamentaux qui ont toujours inspirés notre politique étrangère n’ont pas cessé de se fonder sur le respect de certaines valeurs universelles qui sont restés constants et ont conservé aujourd’hui encore toute leur actualité.

Ils constituent des priorités qui déterminent la sécurité et le développement de notre pays, tant il est vrai que ces deux facteurs sont interdépendants au regard des nouveaux enjeux que nous imposent le nouvel ordre mondial.

La crise frontalière qui oppose notre pays à l’Erythrée demeure sans nul doute au cœur de nos préoccupations et concentre tous nos efforts et nos moyens.

L’Erythrée qui constitue encore une menace sérieuse et source d’instabilité pour notre pays et dans l’espace IGAD.

Grâce à la médiation du Qatar, le conflit s’oriente vers un dénouement espéré et l’année 2011 devrait porter les fruits d’une paix retrouvée.

La Somalie demeure un pays à l’avenir incertain.

Avec la fin de la période de transition en Août 2011, tout reste à faire et le TFG plus que jamais en position favorable avec le retrait soudain des Shebbab et le renforcement du déploiement des forces de l’Amisom dont notre pays qui déploiera dans les mois qui suivent un contingent de 900 hommes, reste tout de même confronté à des défis majeurs ainsi que par ses propres dissensions internes.

Le nouvel état indépendant du Sud Soudan depuis le 09 juillet dernier et qui est issue de la sécession du Soudan n’est pas moins à l’abri des défis sécuritaires que le nouveau Gouvernement devra relever.

Sur le plan de la politique régionale, l’espace IGAD connaîtra en 2011 des bouleversements politiques significatifs qui ne sont pas dépourvus de risques majeurs pour la Paix dans la Corne de l’Afrique avec la réintégration récente de l’Erythrée qui continue à être la source de déstabilisation dans notre sous région.

Face aux menaces multiformes, aucun pays ne peut aujourd’hui se protéger et assurer seul sa sécurité. Notre politique étrangère continuera par conséquent de prôner la construction dans notre sous région et dans l’espace IGAD d’un système de sécurité collective efficace, juste et équitable fondé sur les principes de paix et de souveraineté inscrits dans la Charte des Nations Unies.

A un niveau plus général, notre pays reste persuadé que sa sécurité est liée à l’adhésion et la consolidation du principe de la sécurité collective qui doit nécessairement aboutir à une réforme des Nations Unies en général et tout particulièrement du Conseil de sécurité et enfin du droit international pour mieux prévenir et endiguer les menaces contre la paix et garantir une meilleure sécurité et justice pour tous les états membres et tous les peuples.

Dans cette optique, notre pays continuera à militer activement dans la dynamique engagé pour la réforme des Nations Unies et du conseil de sécurité et favorisera la politique de concertation et du consensus issue du cadre continental de l’union Africaine.

Dans le monde arabe, le grand projet de réforme de l’organisation panarabe constitue un chantier sur lequel la diplomatie Djiboutienne aura à travailler tout en suivant de près les autres dossiers compliqués qui agitent l’espace arabe : le Yémen dont le stabilité est plus que jamais ébranlée, la Palestine, les relations entre Etats Arabes, l’Irak, etc.….

Des questions connexes telles que la lutte contre le terrorisme, la piraterie, le trafic humain et tous les phénomènes engendrés par les situations de crise dans la Corne de l’Afrique recevront également une attention particulière dans le cadre de l’action diplomatique Djiboutienne.

Sécurité et développement sont de fait les composantes d’un même ensemble qu’il faut appréhender et traiter comme tels.

Notre action diplomatique continuera à s’affirmer comme un outil au service du développement économique et social de notre pays en mobilisant davantage de ressources financières pour la mise en œuvre des projets sociaux inscrits dans l’INDS.

En ce sens, une véritable synergie doit être mise en place entre notre Ministère, qui joue un rôle central dans la conduite et la réalisation des stratégies de coopération pour le développement et le Ministère de l’Economie et des Finances qui, en matière de planification économique, prépare les orientations stratégiques de l’INDS.

Cette coordination étroite est essentielle également pour la définition de la stratégie d’intervention des partenaires au développement.

La Table ronde des bailleurs qui se tiendra au cours de cette année 2011 concentrera également nos efforts pour la mobilisation des bailleurs et la réussite de cet important évènement.

 

B. Les composantes essentielles :

 - Consolidation des acquis avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux privilégiés

- Plus grande visibilité et une présence diplomatique internationale renforcée en Afrique, Europe, au Moyen Orient

- Une valorisation accrue de notre position stratégique

- Les initiatives nouvelles

- Réforme du dispositif administratif,

L’implantation de nouvelles ambassades et présence stratégique de notre pays dans de nouvelles régions vise à nouer des relations privilégiées avec de nouveaux partenaires, ce qui a toujours constitué une pièce maîtresse de notre politique étrangère.

La consolidation des acquis avec nos partenaires bilatéraux et multilatéraux privilégiés tels que la France, les Etats Unis, le Japon, la Chine, l’Arabie Saoudite, le Yémen, l’Ethiopie, l’ONU, l’IGAD, l’Union Africaine et la Ligue Arabe est un élément incontournable de notre politique étrangère.

En termes de visibilité diplomatique, notre pays est désormais présent dans 24 pays contre 19 l’année dernière avec l’ouverture de 5 nouvelles Ambassades.

Notre présence est également marquée et renforcée d’un point de vue économique et géostratégique avec l’ouverture de nouvelles Ambassades en Afrique du Sud, au Maroc, au Koweit, en Allemagne.

A l’exception du Royaume Uni, notre pays est désormais présent dans 4 pays membres permanent du Conseil de sécurité sur les 5, à savoir la France, la Chine, les Etats Unies, et tout récemment la Russie.

La position stratégique de notre pays a conservé toute son importance qui ne cesse de gagner de l’ampleur avec les multitudes défis sécuritaires auxquels font face les pays de la région mais également la communauté internationale sérieusement préoccupée par la sécurité maritime et le phénomène récent de la piraterie ou le trafic humain.

Ceci explique sans aucun doute l’intérêt grandissant des grandes puissances pour notre pays qui est devenu, en raison de sa stabilité et sa sécurité, la tête de pont de la lutte contre la piraterie et le stationnement sur notre sol des diverses forces navales et aériennes étrangères européennes (Atalante), américaines (TF51), japonaises, singapouriennes ou encore le point de passage obligé pour le ravitaillement au port des forces navales russes, chinoises, turques, indiennes, malaysiennes, australiennes…

 

Il est indéniable que nous devons envisager et entreprendre de sérieusement valoriser cet atout et de capitaliser sur cette position stratégique dont nous escomptons tirer davantage de retombées politique, financière et économique.

 Cela est d’autant plus d’actualité que notre pays ne cesse d’etre sollicité par beaucoup d’autres nations tels que la Belgique, le Royaume Uni, l’Italie, la République Tchèque, le Danemark ou encore l’Australie tous sans exception souhaitant signer des accords de stationnement de leurs forces à Djibouti.

Notre action diplomatique n’a pas vocation d’être figée mais plutôt de tenir compte des nombreuses évolutions et de la nécessité à toujours innover et répondre aux besoins des djiboutiens notamment nos concitoyens qui vivent et travaillent à l’étranger et la communauté des affaires.

C’est en ce sens que nous envisageons de lancer de nouvelles initiatives à leur intention pour les informer, les sensibiliser et les intégrer comme acteurs majeurs du développement.

Face à tous ces défis que notre pays doit relever en matière de politique étrangère, il va de soi que nous ne pouvons mener à bien nos missions de manière constante et efficace si nous ne mettons pas un accent particulier sur les voies et les moyens d’y parvenir.

Il est indispensable de poursuivre le processus de réforme entamé il y a déjà cinq années de notre dispositif administratif dans son aspect humain, institutionnel et matériel.

L’objectif ne consiste certainement pas à alourdir davantage le Ministère et de créer par conséquent des dépenses budgétaires supplémentaires mais au contraire de parvenir à moyen terme à mettre en place un outil administratif fluide, efficace avec des diplomates qui évoluent dans un environnement favorable à la hauteur de leurs taches et leur statut.

La finalisation en 2012 du projet d’Institut de Formation des Diplomates sera d’une grande valeur ajoutée au notre dispositif avec la nouvelle Direction de l’Institut qui intégrera la nouvelle architecture administrative du Ministère.

Le cheval de bataille de l’action diplomatique Djiboutienne demeure incontestablement la mobilisation des ressources financières en faveur du développement de notre économie et l’attraction vers Djibouti des Investissements Directs Etrangers.

C’est la raison d’être principale de l’élargissement du champs d’action de notre diplomatie par le biais de l’ouverture des nouvelles ambassades.

Par ailleurs, le monde évolue rapidement et les mutations enregistrées appelle de la part de notre diplomatie, une vigilance accrue, être en état d’alerte permanente et pouvoir réagir et s’adapter aux situations nouvelles et aux exigences que cela implique avec toute la flexibilité, l’humilité et l’ intelligence requises.

 

Que les années à venir puisse apporter paix et prospérité à notre pays, notre sous région et au monde dans sa globalité.

Solennellement lancée à Durban le 02 juillet 2002. l'UA se fixe comme objectif l'intégration régionale avec la mise en place des dispositifs d'intégration économique et politique fiables tels que le parlement panafricain, la commission, la banque africain d'investissement et une cour de justice Au niveau exécutif l'Union est présidée par la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement et le Conseil des Ministres de l'Union

La République de Djibouti est un des premiers pays à avoir ratifié l'acte constitutif et a participé activement à sa construction. Elle voit en l'Union Africain un gage de paix et de développement.

 

L'implication de la République de Djibouti dans la réalisation des objectifs de consolidation des  institutions de l'UA reste entière. C'est dans cette perspective qu'elle œuvre activement et sincèrement, avec  lucidité et détermination dans le cadre de la stabilité et de la paix dans région. C'est dans ce esprit également; fidèle à une longue tradition dans les opérations de maintien de la paix en Haiti, au Rwanda ou en côte d'ivoire, que Djibouti a dépêché  10 officiers au Soudan dans le cadre d'une mission d'observation de l'AMIS (African Mission in Sudan) pour le maintien du Cessez le Feu au Darfour. Elle compte également dépêché prochainement  140 gendarmes en Centre Afrique

Siege de l’IGAD, l’organisation sous régionale reconnue par les institutions continentales et internationales comme un des principaux piliers de l’intégration régionale dans les politiques de développement et de sécurité de l’Union Africaine, Djibouti conscient de son rôle de pays siège, reste impliqué dans toutes les actions propres a assurer la paix et la sécurité dans la région. C’est dans cet esprit qu’elle a accueilli favorablement la création de l’EASBRIG (Brigade en Attente de l’Afrique Orientale) dont la mise en place a été confiée a l’IGAD par le conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine. Cette institution, à travers, ce dispositif a voulu confier aux groupements économiques régionaux, la résolution des questions liées a la paix et a la sécurité des régions. Crée en 2004, l’EABRIG compte actuellement 11 membres dont, les Comores, Djibouti, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Kenya, Madagascar, le Rwanda, les Seychelles, la Somalie, le Soudan et l’Ouganda

La République de Djibouti a mis à la disposition de cette structure deux officiers supérieurs, affectés respectivement au Quartier général de la Brigade à Addis Abeba (Ethiopie) et à la cellule de planification (PLANELM) installé a Nairobi (Kenya).

 Aujourd'hui cinq parlementaires Djiboutiens siègent au parlement panafricain. Djibouti a servi durant 2 mandats au sein du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine (2011-2014). Notre pays a beaucoup contribué à la promotion de la paix et de la sécurité dans le continent.

La République de Djibouti a de tout temps entretenu avec le monde arabe des liens séculaires échange religieux d’abord, car les premiers apôtres de l’Islam, compagnons du prophète Mohamed, paix et bénédiction soient sur lui, ont gagné le continent africain à destination de l’Abyssine de l’époque  par le détroit de bab el Mandeb, des liens commerciaux et culturels ensuite, grâce aux commerçants et voyageurs arabes qui ont progressivement contribué au brassage  ethno- culturel qui caractérise cette région du monde.

Plusieurs facteurs ont prévalu à l’éclosion de tels types de relations aussi intenses que variées. Les principales raisons résident dans la proximité géographique avec la péninsule arabique, les similitudes et ressemblances quasi-parfaite des us et coutumes et les différentes migrations, à travers les âges et les temps ; d’une rive vers l’autre de la Mer rouge dans n sens comme dans l’autre.

Ce flux et reflux de population à travers le détroit de Bab el Mandeb a forgé un creuset de culture afro-arabe et a façonné  autant la physionomie  que l’intellect ainsi que les croyances des populations vivant riveraines de la Mer rouge.

Eu égard à ces réalités historiques sociologiques et culturelles, la république de Djibouti tout naturellement adhéré à la Ligue Arabe, le 4 Septembre 1977, deux mois seulement après son accession à l’indépendance.

Les premiers pas de notre pays sur la voie de la souveraineté nationale ont été accompagnés par les pays arabes de par leur soutien politique, leur assistance économique et le renforcement des capacités de notre jeune pays.

Depuis lors, Djibouti n’a cessé de confirmer son appartenance à ce monde arabe en jouant pleinement son rôle au sein de cette grande communauté et surtout en s’efforçant  de développer des cadres de coopération et d’échange avec les différents pays arabes pour ancrer son économie dans cet espace géopolitique aux atouts innombrables.

 Ainsi,  il n’est pas étonnant de constater aujourd’hui, l’intérêt grandissant des investisseurs arabes aux opportunités offertes par l’économie Djiboutienne.

Des projets d’infrastructures, des projets industriels, des projets touristiques, des projets d’énergie  et des concessions dans le domaine des services, intéressent ces mêmes investisseurs qui ont pris la mesure des profits potentiels qu’ils peuvent tirer de tels investissements d’envergure qui sont à la recherche de marchés porteurs suite aux attentats de New York en Septembre 2001.

Il est utile de rappeler que Djibouti a pris la présidence du Comesa en 2006 afin de donner corps à une intégration économique régionale qui consacrera sans aucun doute le début d’un véritable partenariat entre les pays de la péninsule arabique et ceux de l’Afrique de l’Ets, membre du Comesa.  Le gouvernement Djiboutien œuvre à la réalisation de ce rapprochement.

Par ailleurs, l’accélération des réformes entamées sur le plan économique et commercial depuis quelques années et la croissance retrouvée de l’économie Djiboutienne ainsi que la stabilité réelle de notre pays dans un contexte régional assez tourmenté a redéfini les contours stratégiques et le poids politique de la République de Djibouti aussi bien sur la scène régionale que dans l’espace arabe.

De toute évidence, la destinée politique et économique de la République de Djibouti reste étroitement liée à son environnement et son contexte afro-arabe qui lui confèrent une dimension stratégique unique en son genre.

En outre, il convient de signaler que, dans les moments difficiles et les périodes d’incertitude dans l’histoire de la République de Djibouti, la solidarité arabe a toujours été au rendez-vous.

 

Ile serait difficile de faire le tour de cette question sur quelques pages, cependant, ne pas mentionner ne seraient –ce que les réactions rapides et adéquates des pays arabes dans les situations de crise humanitaire qu’a vécu parfois notre pays serait faire preuve d’ingratitude à leur égard. En effet, sécheresse, inondation et autres catastrophes qu’elles soient dues au fait de la nature ou en raison d’erreurs humaines, ont constitué autant d’occasion où les pays manqué à leurs obligations.

Cette solidarité agissante n’est  bien entendu pas à sens unique. Le République de Djibouti a également eu l’occasion de faire preuve et acte de solidarité dans de nombreuses crises qu’a connu le monde arabe.

L’action du Gouvernement Djiboutien dans la crise  soudanaise, somalienne, les événement de réunification du Yémen, la question palestinienne, la crise Iraquienne surtout durant les années d’embargo imposé à la Libye, sur tous ces dossiers difficiles, Djibouti n’a pas lui non plus failli à ses obligations à l’égard de ses pays frères arabes et a fait montre de solidarité active.

 La république de Djibouti s’est pleinement engagée  auprès des nations sœurs arabes pour une paix juste et durable au Moyens Orient à travers l’offre de paix faite à Israël dans le cadre de ce qu’on a appelé « l’initiative de paix arabe » décidée au sommet arabe de Beyrouth en 2002.

DJIBOUTI ET L’ESPACE  IGAD

                                                                         

Les objectifs de  la  diplomatie djiboutienne  visent principalement  la définition  d’une politique  étrangère  rénovée, qui s’articule autour de grand axes  majeurs. Les  principes  fondamentaux qui en découlent  reposent sur la garantie de la souveraineté  nationale et de l’intégralité  du territoriale, la promotion de la paix  et le  règlement des litiges par de voies  pacifiques  et la non-ingérence  dans  les  affaires  intérieures.

Ces  priorités  déterminent  la  sécurité  et  le  développement  de la République  de Djibouti, tant  on sait que ces  deux  facteurs  sont interdépendants au regard des  nouveaux  enjeux  que  nous imposent le nouvel ordre mondial en voie de  configuration     dans cette perspective , le développement est un fondement  indispensable de la sécurité  de la souveraineté.

Le nouveaux impératifs  de  l’ordre  internationale  et la  détermination  des  nouveaux  axes marquant de la nouvelle diplomatie Djiboutienne, définissent naturellement le  cadre  et  la nature des relations qui nous lient  aux pays de  l’espace  IGAD et de manière plus  précise aux nations  circonvoisines de la corne de l’Afrique.

Le niveau de développement économique et social que vise et ambitionne légitimement chaque pays, dépend étroitement de plus en plus  de la sécurité et de la stabilité  nationale et régionale. Cette nouvelle  réalité  dans la relation internationale  qui associe le développement  à une sécurité  plus globale conditionne et inscrit de manière inéluctable le développement  dans une perspective  plus générale.

Sous cet aspect, étant donne la multiplication  des menaces intérieures et extérieures qui pèsent sur nombre des nations , notamment la pauvreté , les maladies  endémiques , les dégradation  de l’environnement , mais  également les conflits armées  entre états , le terrorisme et la criminalité organisée , il est véritablement essentiel de bâtir ensemble  une approche sécuritaire  qui prennent en compte  le caractère indissociable  de ce menace. Sécurité et développement sont de ce fait , les composantes d’un même ensemble qu’il faut appréhender et traiter  comme tel. Face à ces menaces de tout nature qui transcendent les  frontière, aucun état ne peut aujourd’hui se protéger et assurer seul sa sécurité. Il est donc vital de construire dans notre sous-région un système de sécurité collective  efficace, juste  et équitable  fondée sur les principes  de sécurité et de souveraineté  inscrits dans la charte des nations unies.

La République de Djibouti  vise  la construction  de sa sécurité sur le respect de l’indépendance  politique, l’intégralité territoriale, ainsi que son identité et ses valeurs  culturelles. A un autre niveau, plus générale , la République de Djibouti est persuadée que sa sécurité  est liée a l’adhésion et la consolidation du principe de la sécurité collective qui doit nécessairement aboutir à une réforme  des nations unies et du droit internationale pour mieux prévenir et endiguer les menacer contre  la paix  et garantir  une meilleur  sécurité  pour  tous les états  et tous les peuples.

 

                                                

 

L’espace IGAD revitalisé, a été instituée le 21 mars 1996 et comprend sept pays de la sous-région de l’Afrique orientale. Il s’agit de Djibouti, l’Ethiopie, l’Erythrée, la somalie, la somalie, le soudan et l’Ouganda. Un des objectifs fondamental de cet espace de coopération rénové est l’instauration d’un cadre  de  dialogue régulier sur les  questions politiques, sociales  et  économiques.

La République de Djibouti en sa qualité de pays membre fondateur, apporte naturellement sa contribution  dans la réalisation des objectifs de développement, de partenariat et solidarité visés dans la charte constitutive de l’IGAD. Elle est toutefois consciente que son statut de pays siège suppose de sa part, une conscience  particulière  et un engagement dynamique qui doivent nécessairement  susciter une source d’inspiration, une énergie renouvelée ainsi que des capacités de suggestion et de discernement tangibles.

C’est dans cette perspective que Djibouti s’appliquer à aide à la construction d’un cadre de réflexion et d’action global et unitaire , pour insuffler  a cette institution une nouvelle dynamique susceptible d’ancrer la paix  la stabilité et l’intégration régionale  comme des vecteurs indispensables a tout développement

Cette nouvelle dynamique régionale peut et doit aboutir à la construction et la consolidation d’un espace de coopération et d’intégration  économique  dans l’intérêt compris et partagé des peuples et le respect de la souveraineté des états de cette région qui possèdent des potentialités  humaines , des ressources naturelles et des atouts stratégiques exceptionnels.

                                   

Djibouti reste consciente que des efforts supplémentaires doivent être consentis pour consolider davantage la promotion de la paix et la sécurité  dans la sous-région, dans le cadre d’une approche Régionale de la paix qui puisse garantir le développement et la sécurité  nécessaires des états et de peuple.

De foyers de tensions persistent toutefois dans l’espace IGAD (Somalie, Sud-Soudan etc.). Ils méritent d’être abordés avec un engagement responsable, actif, prudent et sincère.

 

Etirée sur 23000  km2, blottis  aux  creux de la corne de l’Afrique , telle une  sentinelle sous sa guérite , surplombant fièrement le bab el Mandeb, ce détroit si vital pour le commerce  internationale, la république de Djibouti se situe à la croisée des continents et des cultures  et se positionne à l’avant-garde  des  mutations , dans une sous-région  qui , tel un échiquier se mue au gré d’une géopolitique  dont les implications et les conséquences ont des  répercussions mondiales.

Trait d’union entre le moyen orient , le Monde Arabe et l’espace Africain de par ses sensibilités politique  et culturelles , terre d’échange  et de  rencontre  comme l’avait dépeint autrefois  les pères fondateurs de la Nation , Djibouti n’a eu cesse de bâtir au fil des trois décennies de son existence en tant qu’état souverain (27 juin 1977 : Indépendance), un état de droit , une économie libérale  ainsi qu’une politique étrangère dont les maitres –mots s’articulent autour d’un monde  plus juste et donc mieux sécurise.

Tout la dynamique des relations internationale basée sur le respect des valeurs universelles communes de paix, de justice  et de développement pour tous , tire son essence de la conscience collective qu’un monde meilleur , ne verra le jour que lorsque  l’humanité agira collectivement  pour régler ensemble les problématiques de la pauvreté , de l’analphabetisme,des pandémies , du terrorisme  et mettra  plus d’équité dans les échanges  internationaux.

La politique étrangère de la république de Djibouti prône certes l’équité  mais non l’égalitarisme, appelle  à une prise en charge globale des  problèmes  et non au collectivisme  léthargique. Cette politique étrangère incite a l’entente cordial et au règlement pacifique des différents entre états mais ne se plie guère  a la compromission et aux demi solutions perverses.

De même, la politique étrangère  de Djibouti,  se veut moderne, progressiste et surtout proactive axée en particulier sur les actions Diplomatiques de prévention, de gestion et de résolution des conflits.

Il est indéniable que cette politique demeure un formidable instrument de relais des aspirations du peuple Djiboutien et sa contribution à la paix et au développement dans la sous-région et dans le monde.

Aussi, la politique étrangère de notre pays ne s’affiche-t-elle pas seulement comme le simple reflet de l’action gouvernementale  interne et externe   , mais elle s’affirme par ailleurs  comme un véritable vecteur de développement porteur de prospérité et de progrès.

A ce titre, la république de Djibouti  a adhère a la plupart des conventions internationales tout en étant membre actif de l’OMC, du conseil des  Droits de l’homme , président du COMESA, et siège de l’IGAD. Ainsi , Djibouti se prépare  sérieusement a jouer le rôle de  hub(pole) économique de services par la modernisation de ses infrastructures portuaires , aéroportuaires, privilégies pour répondre aux exigences des investisseurs et aux attentes des usagers.

 

En bref , le décollage  économique de la République de Djibouti  est amorce grâce au  support d’une vision  politique  progressiste et des et des ambition nobles orientées vers le bénéfice  mutuel et commun des peuple de la sous-région  de la corne de l’Afrique , de l’Afrique de l’est et du moyen orient.

L’architecte de cette  politique étrangère n’est autre que S .E.M. ISMAIL  OMAR GUELLEH, PRESIDENT  DE LA REPUBLIQUE DE DJIBOUTI  qui a fait  du rayonnement de la république de Djibouti l’œuvre de sa vie.

La paix et la justice comme  valeur, la diplomatie agissante et la persévérance comme le moyen et la prospérité pour tous comme  ultime ambition, tels sont les piliers  de la  politique  étrangère de la république de DJIBOUTI.

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