Président de la République et Chef du Gouvernement
SON EXCELLENCE MONSIEUR ISMAIL OMAR GUELLEH


Premier Ministre
SON EXCELLENCE MONSIEUR ABDOULKADER KAMIL

LES AMBASSADES

VOS AVIS

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29ÈME SOMMET ORDINAIRE DE L'UNION AFRCAINE: "POUR NOTRE AFRIQUE , NOUS , DIRIGEANTS D'AUJOURD'HUI , AVONS L'OBLIGATION MORALE MAIS AUSSI POLITIQUE DE TRAVAILLER À SA CROISSANCE , AFFIRME LE CHEF DE L'ETAT DJIBOUTIEN 

"On dit souvent que notre continent est jeune et qu’il a une marge importante de croissance démographique et économique. Mais on oublie de préciser que si ces deux croissances se tournent le dos, que si nos jeunes qui se présentent de plus en plus nombreux sur le marché de l’emploi ne sont pas insérer dans les circuits économique, nous allons tout droit à l’échec".

C’est, en substance, ce qu’a déclaré le président Ismail Omar Guelleh devant ses pairs africains réunis ce lundi à Addis-Abeba, en Ethiopie, dans le cadre du 29ème sommet ordinaire de l’Union Africaine. 

Se disant satisfait de constater que le thème de cette année soit consacré à une réflexion sur l’intégration de notre jeunesse à l’économie du continent, le chef de l’Etat djiboutien a précisé qu’il s’agit là d’une "préoccupation cardinale qui ne doit pas nous quitter". 

"Nous devons faire en sorte que les jeunes de nos pays soient perçus non comme un problème mais comme une solution pour surmonter les défis des prochaines décennies. Ces défis, nous y sommes confrontés déjà", a-t-il souligné.

"Mesdames et Messieurs, plus nous donnerons à nos jeunes des conditions optimales d’insertion socioprofessionnel et politique, mieux notre continent tirera profit du dividende démographique", a indiqué le président Guelleh.

Djibdiplomatie vous reproduit ci-après l’intégralité du discours du chef de l’Etat lors du 29ème sommet ordinaire de l’Union Africaine :

Louange à Dieu que la paix et la bénédiction soient sur le Prophète, sa Famille et ses Compagnons,

Monsieur le Président, 
Excellences, Messieurs les Chefs d’Etats et de Gouvernements,
Monsieur le Président de la Commission,
Mesdames et Messieurs,

Nous voilà, Chers Frères, encore une fois, réunis dans cette belle ville d’Addis Abeba pour notre Conférence annuelle. Permettez-moi, avant d’intervenir sur le thème central qui occupe ce Sommet, Monsieur le Président et Cher Frère, de vous féliciter pour votre élection à la tète de l’Union Africaine pour l’année à venir. 

J’adresse également mes félicitations à Monsieur Moussa Faki Mahamat pour son élection à la présidence de notre Commission.

Monsieur le Président,

Depuis que notre organisation s’est restructurée autour d’une nouvelle charte et des nouveaux défis nous avons incontestablement avancé avec détermination sur le chemin de l’Avenir. 

Cette avancée ne s’est peut-être pas effectuée au rythme espéré par tous, elle n’a peut-être pas générée le résultat initialement attendu par tous. Cette avancée à même peut-être, à un moment donné, dévié de sa trajectoire. 

Pour autant, Mesdames et Messieurs, nous avons réussi à tourner le dos à l’afro pessimisme qui nous renvoyait l’image d’un continent figé sur ses acquis des indépendances.

Oui ! L’Afrique d’aujourd’hui s’est complètement débarrassée de ses oripeaux d’hier, et nous cherchons à construire ensemble l’Afrique de demain, porteuse d’espérance pour ses hommes et ses femmes.
Pour cette Afrique, notre Afrique Mesdames et Messieurs, nous, dirigeants d’aujourd’hui, avons l’obligation morale mais aussi politique de travailler à sa croissance. C’est une responsabilité historique qui nous incombe collectivement, nous tous réunis ici.

Heureusement, nous en sommes conscients et nous y travaillons tous. Nous travaillons à faire en sorte que notre continent soit complètement pacifié ; nous travaillons à ce que notre continent soit un marché unique qui réussisse son intégration économique et son développement social.

Mais, Mesdames et Messieurs, tous ces chantiers que nous avons entamés et qui font aujourd’hui notre fierté risquent d’être voués à l’échec si nous n’arrivons pas à les connecter sur l’avenir de ce qui est la force principale de notre continent : notre jeunesse
Je suis satisfait de constater que le thème de cette année soit consacré à une réflexion sur l’intégration de notre jeunesse à l’économie du continent. 

Il s’agit là, Mesdames et Messieurs, d’une préoccupation cardinale qui ne doit pas nous quitter. Nous devons faire en sorte que les jeunes de nos pays soient perçus non comme un problème mais comme une solution pour surmonter les défis des prochaines décennies. 

Ces défis, nous y sommes confrontés déjà. Beaucoup de nos jeunes en subissent les conséquences et en sont victimes déjà. Ces défis, c’est le Chômage de masse, c’est l’oisiveté, c’est la délinquance juvénile, c’est l’analphabétisme.

Dans tous nos pays et sur l’ensemble du continent, une proportion importante de nos jeunes est la proie de ces fléaux qui les font basculer dans une spirale de pauvreté et de précarité insoutenable.

Ces jeunes dépossédés de leur avenir et fragilisés dans leur conscience peuvent également basculer dans des extrêmes aussi dangereux qu’illusoires. 

C’est en effet sur ces terreaux de chômage, d’oisiveté ou d’ignorance que prolifèrent des organisations terroristes comme al-shabab ou encore boko haram qui mettent en péril les cohésions communautaires et le vivre-ensemble confessionnelles. 

C’est toujours sur ces terreaux de précarité et de pauvreté que nos jeunes se laissent bercer par le mirage d’un ailleurs utopique, souvent au risque et au péril de leur vie.

Monsieur le President,

Mesdames et Messieurs,

On dit souvent que notre continent est jeune et qu’il a une marge importante de croissance démographique et économique. 

Mais on oublie de préciser que si ces deux croissances se tournent le dos, que si nos jeunes qui se présentent de plus en plus nombreux sur le marché de l’emploi ne sont pas insérer dans les circuits économique, nous allons tout droit à l’échec. 

C’est pourquoi, nous devons définitivement abandonner le dogme d’une croissance économique sans emprise direct avec le développement de nos sociétés. 

Ce dogme qu’on nous a imposé à l’époque des ajustements structurels sous prétexte d’assainir nos économies a été destructeur en réalité pour nos économies et pour le développement de nos populations.

Aujourd’hui, nous sommes assez avertis pour ne pas reproduire les mêmes erreurs qui ont marginalisé une immense majorité des jeunes du continent.

Le choix politique qui s’offre à nous est donc limpide. Doit-on persister sur le chemin d’une croissance économique improductif en termes d’emplois pour nos jeunes ou doit- on changer de paradigme et rechercher ensemble les modalités d’une croissance économique génératrices d’emplois ?

Ce choix, nous devons l’assumer, aussi bien au niveau de programmes politiques dans nos pays respectifs qu’au niveau du continent.

Mesdames et Messieurs, si nous voulons préparer l’avenir et inverser la courbe, nous devons nous concentrer sans tarder dans cette nouvelle voie. Là aussi nous devons abandonner un certain nombre de recettes qui ont failli. 

Nous devons mettre en place des instruments orientés vers la création d’emplois : en n’hésitant pas à créer des cadres institutionnels qui favorisent le partenariat public/privé ou encore, en privilégiant l’émergence des secteurs de développement de technologie et d’innovation, à forte potentialité d’emplois. 

Nous devons aussi adapter les formations de nos jeunes en les paramétrant sur ces nouveaux gisements d’emplois.

Il est évident, Mesdames et Messieurs, que tous ces chantiers que je viens d’évoquer nécessitent la mise en place d’une vision, des reformes et des structures intra-régionales et même continentales. 

Car il serait paradoxal et même dangereux qu’à l’ère de la mondialisation et de l’intégration de nos marchés, nous restons figés sur des formules uniquement nationales.

Enfin, Mesdames et Messieurs, plus nous donnerons à nos jeunes des conditions optimales d’insertion socioprofessionnel et politique, mieux notre continent tirera profit du dividende démographique.

Je vous remercie de votre attention".


Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale
SON EXCELLENCE MONSIEUR MAHMOUD ALI YOUSSOUF

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